Ashram de Swâmi Petaramesh

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samedi 9 août 2008

Enduit d'erreur

Vendredi fin d'après-midi, bloqués un sacré bout de temps à l'entrée d'un patelin tel qu'il en existe dans l'anus de l'univers : gros bouchon, puis pin-pon, pompiers, SAMU, gendarmes, véhicules de renfort et tout le tralala qui clignote et plaît tant aux petits enfants, au point que leurs parents font exprès de se viander dans le talus rien que pour les esbaudir de beaux véhicules rouges et bleus avec des vrais Playmobil™ dedans.

Je n'étais pas là le premier, mais bon quinzième, aussi pour une fois n'ai-je pas eu à ramasser moi-même la viande.

Mais bloqués que nous étions, du moins ai-je eu tout le loisir d'observer, sinon l'accident d'un regard voyeur et morbide, car il m'était caché par les 150 mètres de bagnoles bite-à-cul me précédant, mais du moins de me faire une idée des circonstances de celui-ci et de sa cause première : la signalisation.

Car, à l'entrée d'un bon virage, une telle traîtrise ne pardonne pas.

Faut se magner !

L'ordre subiminal était sans appel, le conducteur dut y obéir à l'insu de son plein gré, perdant simultanément le contrôle de sa vitesse, de son véhicule, de sa prime d'assurances et de ses vacances, et plus si affinités avec la maison Borniol (bières, cercueils, catafalques...)

Et pour les mauvaises langues qui abondent ici,[1] je tiens à certifier sur ma chandelle verte que je ne suis pour rien dans l'accent, qu'il était là avant moi, et doit tout au panneau et à son peintre amateur et absolument rien à the Gimp ou autres photoshoperies..

Notes

[1] Brouette exceptée comme de bien entendu ;-)

jeudi 7 août 2008

Crébongu ! Y'a un Alien dans l'champ !

C'est des trucs, comme ça, on en a entendu parler, on sait que ça existe, mais on n'en a jamais vu.

La soupe aux choux...

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mardi 5 août 2008

Swami's Angels

Ou Hell's Angels plutôt, ou la ménagerie particulière de Swâmi Petaramesh...

Nains

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Agenda culturel

Hier soir, concert d'instruments à vent à l'église de Moncuq.

dimanche 3 août 2008

Observations péripiscinéennes

Des premières observations naturalistes péripiscinéennes de Ma Sainteté, il ressort tout d'abord que l'occidental moyen dit estivo-campinguicole s'américanise chaque jour davantage, puisqu'il (et elle) porte après 35 ans, et majoritairement, au moins une bonne dizaine de kilos surnuméraires, et encore, pour ceux et celles qui restent modestes dans la démesure.

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Incontrôlable

Hier soir, dans une ruelle étroite d'un village périgourdin, nous croisons un couple de vieux.
Comme à son habitude quand il n'est pas loin devant, Srî Minîshiva traîne loin derrière.
Le voilà soudain qui rapplique au galop, mort de rire, et, s'adressant à mademoiselle Patâpatî :

- Tu sais ce que je lui ai dit à la mémé ?
- ...Euh, non ?
- Je lui ai dit : « Salut mémé ! Ça farte ? »

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mercredi 23 juillet 2008

Un pingouin au McDo

Tiens, encore un billet qui cause informatique, c'est pour embêter les copines :-}

Pingouin chez McDo

Car une fois qu'on a un netbook et après en avoir doctement papoté, le centre d'intérêt obligé passe par les points d'accès publics et autres HotSpots Wi-Fi.

Or, une chaîne de restauration remplissage d'estomac rapide chère au coeur de notre ami José-les-bacchantes a eu la fort bonne idée d'équiper la majorité de ses mangeoires de points d'accès Wi-Fi gratuits et zillimités.

Or donc, sur la page d'accueil de cette chose qui nous force à scroller tout en bas d'un charabia légal que personne ne lit jamais, ce à quoi je ne fais pas exception, avant de pouvoir cliquer sur [J'accepte et je signe avec le sang de mes octets], mon oeil a soudain été attiré par l'expression les linuxiens..., de quoi, de quoi ?

Ronald McDonald connaît l'existence des linuxiens et considère comme vraissemblable le fait qu'iceux viennent surfer chez lui, au point de les accueillir à bras ouverts et leur donner de judicieux conseils techniques ?
N'est-ce pas magnifique ?

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lundi 21 juillet 2008

Une clé de contact pour votre portable chiffré : Version 1.6

Ce billet est là uniquement pour signaler une mise à jour du script bootkeyscript proposé dans mon précédent billet "Une clé de contact pour votre portable chiffré".

Avec la version 1.6, il est désormais possible de spécifier la partition où se trouve le fichier-clé déverrouillant le système, non seulement par son device (i.e. sdb1) mais également par son label de filesystem ou son UUID,[1] ce qui permet d'utiliser une fichier-clé sur un périphérique dont le nom est susceptible de changer d'une fois sur l'autre.

Notes

[1] Si le filesystem contenant le fichier-clé est chiffré LUKS, il est seulement possible d'utiliser l'UUID du conteneur LUKS, mais pas le label ou l'UUID du filesystem qui est à l'intérieur.

mercredi 16 juillet 2008

Installation de KUbuntu sur un Acer Aspire One

Acer Aspire OneL'Aspire One est décidément une délicieuse petite machine dont je suis enchanté d'être l'heureux propriétaire.

Ce qui ne gâche rien, une Kubuntu 8.04 Hardy Heron y tourne comme une horloge.

Petit tutorial d'installation, non-geeks passez votre chemin ;-)

==> Billet mis à jour le 15 août 2008

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samedi 12 juillet 2008

Small is beautiful

Permettez-moi de vous présenter ma nouvelle copine :

Acer Aspire One

J'ai vendu il y a quelque jours mon brave Asus EeePC 701 sur eBay dans l'idée de le remplacer prochainement par un MSI Wind pour disposer essentiellement d'un écran un peu plus grand et d'un clavier plus confortable que le mini-clavier de l'EeePC, et pendant qu'on y était, d'une machine plus rapide avec davantage de mémoire et de stockage.

Mais voilà, le MSI Wind s'est fait désirer plus longtemps que prévu, il est sorti en France il y a une paire de jours seulement, et uniquement en version Windows pour le moment - ce qu'il est hors de question que j'achète - avec uniquement une batterie "3 cellules" lui offrant une autonomie un peu faible, la version Linux n'étant pas prévue avant fin juillet ou août si tout va bien, la battrie 6 cellules pas avant la rentrée, et la version Linux avec batterie 6 cellules peut-être bien jamais...
De plus, les distributeurs, prévoyant un gros succès pour la machine, se sont carrément gavés en la collant un bon 50 Euros au-dessus du "prix conseillé" du constructeur.
Tout ceci a fini par me gonfler, et je ne me voyais certes pas payer 450 Euros avec Windows une machine que je convoitais à 350 Euros avec Linux. Ça va pas la tête ?

Je me voyais donc déjà partir en vacances frustré avec mon gros machin, alors que je voulais une toute petite machine.

Et, la réflexion aidant, je viens de tomber amoureux du superbe Acer Aspire One dont je vais vous faire faire un petit tour du propriétaire.

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jeudi 10 juillet 2008

Kontrolkommandos

Je vous avais déjà parlé l'autre jour de ce chouette tram qu'on a à Lyon...

C'est une station de tram juste à l'extérieur du périphérique qui marque la limite officielle entre la Noble Cité et le Reste du Monde. Au-delà, c'est patent, le tram vient de chez les pauvres, et il y retourne.

Or, le pauvre est fraudeur, c'est bien connu, et pire que ça : le pauvre est méchant.

Classes laborieuses, classes dangereuses !

Ça fait quatre fois en peu de temps que, passant devant cette station de tram calme et tranquille comme une journée sans Rance-Info ni journal télémenti, à peu près à la même heure, je remarque une chose bien étrange : Répartis sur toute la longueur du quai une bonne douzaine de contrôleurs, plus, pour faire bon poids, quatre flics en uniforme.
Autant dire que les trois pelés et les deux tondus qui attendent leur tram n'en mènent pas large.

La première fois, j'ai pensé qu'ils s'étaient tous donné rendez-vous là pour aller ensemble à une manif de contrôleurs grévistes, et par exemple que les flics les surveillaient, mais non, hein, la situation se répétant à l'envi, l'explication la plus simple ne tient pas.

Alors j'ai fini par comprendre ce que faisait là cette petite armée, donnant à cette modeste station de tram l'aspect jovial, primesautier et engageant d'un check-point de Tsahal dans les territoires, voire d'une opération de sécurisation de la brave armée de l'oncle Dabbeulyou en Irak, à laquelle ne manqueraient que quelques Hummers et un ou deux chars Abrams - Offrez des Hummers à nos Forces de l'Ordre, envoyez vos promesses de dons au Contrôlothon, tapez 3615 et dites "Taser" !

J'ai fini par comprendre disais-je, que ce que faisaient là ces braves gens était tout bonnement leur métier quotidien, à savoir ils attendaient le tram pour contrôler.
Alors, une rame a 6 portes qui s'ouvrent, 6 portes à deux contrôleurs par porte pour monter la souricière et contrôler tout le monde, égale douze contrôleurs plus quatre flics en appui pour se charger des chopés, récalcitrants, sans-billets, sans-papiers, sans tout-ce-qu'on veut, arme et menottes à la ceinture puisque le pauvre est dangereux.

Voilà-voilà. On est bien loin du benoît contrôle à la papa, un voire deux contrôleurs se baladant dans le wagon, bonjour madame, bonjour monsieur, billet s'iouplaît ? Non, maintenant on fait dans l'opération commando, et de manière systématique.

Après avoir vidé les lieux publics de tout personnel humain quotidien en assurant une sécurisation passive et quasi amicale, plus de guichetiers dans le métro, des machines. Plus d'agents, des caméras de surveillance. Plus de flics en tenue ordinaire par un ou deux de temps en temps, trop dangereux, mais de pleines escouades de huit ou douze en treillis militaires, sauf que bleus, et lourdement armés. Plus de contrôleurs à poste dans un bus (depuis des lustres) ou dans un tram, mais une pleine escouade de contrôleurs appuyés de flics qui tombent sur un tram comme un morpion sur une bite, allez hop ! Opération coup de poing, on ne sait plus faire que ça.

Et après, y'en aurait pour s'étonner que les relations entre le public, tout le public, et les forces de l'ordre se dégradent ? Que ces dernières soient perçues comme ennemies ?

Encore faudrait-il que les politiques cessent d'utiliser leurs soudards comme on le ferait d'une armée d'occupation ayant pour cible le peuple, surtout le peuple pauvre, par essence soupçonnable de tous les méfaits possibles et surtout imaginaires !

Tomber à 16 (12+4) sur une malheureuse rame de tram pour être sûr qu'aucun affreux délinquant ne s'échappe ! Mais que pensent de cela les "braves gens" qui sont dans le tram, affreux délinquants compris d'ailleurs ?

Il y a un pouvoir qui ne sais plus manifester ce qui lui reste de pouvoir que par la coercition, la démonstration de force massive, le gros gourdin, foutre la trouille à défaut de se faire respecter. Parce qu'un pouvoir, tout de même, plus il fout la trouille et moins on le respecte, bizarrement. Plus il fout la trouille, et plus on n'a qu'une envie, celle de lui rendre la monnaie de sa pièce avant d'éventuellement pouvoir le renverser.

Pour être respecté, faudrait peut-être commencer par se comporter de manière respectable, et surtout par respecter l'ensemble du public que l'on est censé "protéger" ou "sécuriser", ou même, tiens, "contrôler".

À l'opposé de cela, les méthodes choisies par ceux qui dirigent d'en haut l'utilisation de ces forces créent une lourde atmosphère d'occupation, encouragent de manière quasi-mécanique tous les abus de pouvoir et toutes les déviances individuelles possibles chez ces "forces de l'ordre", d'autant plus susceptibles d'en commettre que ces forces se sentent couvertes par ceux qui les commandent et haïes - mais pourquoi donc ? - du public au sein duquel elles opèrent.

Deux camps. Dans ces situations, paraît qu'il faut choisir le sien...

Bonobo

Ces jours-ci, ce modeste ashram est quelque peu comateux. Il a dirait-on autant de mal que son taulier à terminer l'année "scolaire"...

J'ai pourtant entièrement rédigé dans ma pôv' tête quelques excellents[1] billets dont je n'ai pourtant publié aucun, après avoir réalisé qu'ils n'étaient qu'une élaboration du renvoi - au sens le plus organique du terme - des toxines psychologiques que nous inocule ces derniers temps le moindre allumage de radio ou de télévision, ou de n'importe quel objet nous abreuvant d'"informations" sur la danse macabre accélérée dans laquelle les psychopathes et les vampires qui nous gouvernent nous entraînent.

Je me suis alors dit : déjà qu'on est forcé d'en ingurgiter dès qu'on ouvre l'oreille, est-il bien utile ou peut-être encore pire de le régurgiter en longs spasmes sur la place publique ?

Quelques kamarades et autres animaux militants commencent à s'interroger : dans ce contexte fou, ne conviendrait-il pas plutôt de se concentrer prioritairement sur la révolution ...sexuelle ? Au moins ça occupe, ça lave la tête et ça produit un résultat... palpable.

Enfin bref, j'irais bien faire le bonobo dans la jungle, moi, tiens... Si seulement ça n'impliquait pas de devoir bouffer des vers pas cuits et de partager son coin d'ombre avec des araignées aussi sympathiques qu'un membre du gouvernement, de la majorité pestilentielle ou du parti d'opposition qui fait pleurer les fesses.

M'enfin bon, faut voir. Bonobo, ça a quand même du bon.

Notes

[1] Ben tiens !

vendredi 4 juillet 2008

Le cloître vous va si bien !

Après sa libération, dont on ne peut que sincèrement se réjouir, madame Ingrid Bétancourt, radieuse, a comme projet le plus essentiel et le plus pressant - après en avoir terminé avec les conférences de presse, tournée des plateaux télés, réceptions-petits-fours et kermesses de décrochage de portraits d'otage - que de se rendre à Rome rencontrer monsieur Benoît Ratzinger Seize, grand-prêtre d'une secte concurrente de notre Sainte Église, et exprime son désir de pouvoir toucher un homme si proche de Dieu et dont le dialogue avec son Créateur est tellement plus épuré que le sien.

En effet, depuis qu'elle a été libérée, ce dont nous ne pouvons que louer fébrilement le Seigneur, grâce à une courageuse et spectaculaire intervention des forces armées colombiennes une spectaculaire opération de communication de monsieur Uribe obtenant la reddition d'une clique de guerilleros fatigués contre la promesse d'un gros tas de fric et qu'on leur foutra une paix royale en leur permettant d'aller se faire pendre en France ailleurs, madame Ingrid Bétancourt ne quitte plus le chapelet qu'elle s'est fabriquée dans la jungle avec de la ficelle et des boutons de chemise, ce qui émeut magnifiquement Margot, et loue inlassablement le Seigneur.

Cela voyant, le chanoine honoraire de Latran retrouve presque une foi que l'on disait par moments vacillante et se réjouit avec d'autant plus de ferveur de la libération d'une personne de qualité aussi longtemps et injustement détenue dans des conditions inhumaines par des gueux de basse extraction avec des boulettes entre les orteils.

Pendant ce temps, Marina Petrella marine toujours dans nos belles geôles françaises, elle à qui un de nos présidents avait fait la promesse qu'elle pourrait se faire également oublier chez nous, et qui avait depuis belle lurette construit une vie nouvelle d'assistante sociale, eu des enfants, et que notre Grande Nation a jugé utile et nécessaire de rattraper 15 ans plus tard histoire de bien lui faire comprendre que quand on a été méchant, il faut être puni, surtout si on a été une méchante communiste rouge, parce que Notre Seigneur a beau être clément et miséricordieux, y'a bien des trucs qui, quand même, ne passent pas auprès des hommes, alors que bon, faudra s'arranger avec Lui si on espère un jour une grâce à titre posthume.

Moi je serais les FARC, pour ce qui est de venir me faire oublier peinardos en douce France, je me méfierais un peu tout de même...

Pendant ce temps-là toujours, le chouette nouveau fichier "Edvige", vous savez, celui qui fichera tous les gosses de 13 ans susceptibles de présenter peut-être un jour qui sait une éventuelle menace de trouble pour l'ordre public sait-on jamais, ce chouette nouveau fichier contiendra également, nous l'apprenons avec délices, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif », mais seulement de plus de 13 ans, hein, parce que faut pas déconner non plus !
Voilà qui fera les pieds à ces salauds de gauchissses susceptibles de troubler l'ordre public en contredisant un jour notre bon roy, tous ces gibiers de potence qui ne valent pas mieux que le FARC de base, tiens !

dimanche 29 juin 2008

J'ai vu la Schtroumpfette : C'est pas une vraie bleue !

Plutôt une sorte de créature elfique extragalactique de deux mètres 50.

J'ai frôlé l'arrêt cardiaque.

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samedi 28 juin 2008

Une poule sur un mur

En direct du balcon de l'ashram...

Couvreurs 4

C'est un lycée professionnel juste en bas de l'ashram. Depuis plusieurs semaines, le matin, une épaisse fumée se dégageait parfois pendant de longs moments, qui ne semblait pas sortir des cheminées, mais de sous les tuiles.
La première fois que j'ai vu ça, j'ai failli appeler les pompiers. Puis j'ai attendu, observé, ça ne s'aggravait pas, puis la fumée s'est arrêtée.
Je me suis dit que c'était probablement "normal", qu'il y avait des ateliers là-dedans, et que les gens à l'intérieur avaient du voir ce qui se passait, et avoir raison du problème, si toutefois problème il y avait. Ça semblait bizarre, mais c'était souvent. Donc, normal.

Avant-hier matin, ça fumait encore épais. Je suis parti bosser.

Avant-hier soir, quand je suis rentré, il y avait les pompiers : le lycée avait brûlé.

Couvreurs 1

Ce matin, à l'instant où j'écris ces lignes, il y a deux couvreurs sur le toît. tout-à-l'heure il y en avait trois. Ils sont occupés à démolir la partie qui a brûlé.

Sur les trois, un seul a une assurance : baudrier, corde de sécurité avec enrouleur. Les autres, pas, et le jeune homme torse-poil et musclé joue avec sa vie sur un toît dont les poutres brûlées sont pourries et qui risque de s'effonder à tout instant. D'ailleurs, il suffit à l'autre d'un ou deux coups de pied pour dégommer les poutres qu'il enlève...

Couvreurs 2

Couvreurs 4

Pour la plus grande Gloire du Service Public.

Couvreurs 5

Couvreurs 6

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